Injections intra-vitréennes – IVT

Injections intra-vitréennes – IVT2018-12-09T15:04:42+00:00

De nombreuses maladies oculaires peuvent bénéficier aujourd’hui d’un traitement efficace par injection intra-vitréennes (Dégénérescence maculaire liée à l’âge – DMLA, maculopathie diabétique…). Il s’agit d’un geste chirurgical très courant, permettant l’administration d’un médicament directement à l’intérieur de l’œil (au niveau du corps vitré, le gel transparent qui remplit l’œil derrière le cristallin).

Injection intra-vitréenne (IVT) pour la DMLA

Pourquoi réaliser cette injection?

L’injection d’un médicament directement à l’intérieur de l’œil permet dans certains cas une action très efficace sur la maladie oculaire à traiter, tout en minimisant les effets indésirables généraux. Il s’agit dans de nombreux cas de la seule voie d’administration du produit.

Comment se déroule l’injection?

Elle est réalisée en milieu hospitalier (clinique ou hôpital) en ambulatoire.

Le patient est en position allongée sur le dos ou demi-assise. L’anesthésie est locale : l’œil est insensibilisé par l’instillation de collyre anesthésiant. Les paupières et la surface oculaire sont désinfectées avec un produit antiseptique pour diminuer le risque d’infection, puis le visage est recouvert par un champ opératoire stérile, et un écarteur à paupières stérile est mis en place. L’injection intra-vitréenne ne dure que quelques secondes. Une aiguille très fine est introduite à travers la sclère (blanc de l’œil), à un endroit précis où l’on peut pénétrer dans l’œil sans danger pour les structures oculaires.

L’injection est-elle douloureuse?

Les injections intra-vitréennes sont habituellement peu douloureuses, grâce au produit anesthésiant appliqué sur l’œil, et à la rapidité du geste.

Que se passe-t-il après l’injection?

Après avoir instillé un collyre antibiotique, on place sur l’œil traité un petit pansement, qui sera laissé en place quelques heures.

L’œil traité reste indolore dans la très grande majorité des cas. Selon le produit injecté, il peut arriver de voir quelques taches dans le champ visuel, pendant quelques heures à quelques jours, correspondant à la présence du produit dans le vitré ou de quelques petites bulles d’air. Les taches se résorbent habituellement en quelques jours ou quelques semaines.

L’efficacité du médicament injecté sera évaluée ultérieurement par votre ophtalmologiste.

Les complications

Des complications peuvent survenir et être transitoires ou définitives. Souvent sans conséquence, elles peuvent dans certains cas nécessiter un traitement médical ou chirurgical.

  • L’hémorragie sous-conjonctivale:

    Il s’agit de la complication la plus fréquente et elle est sans conséquence. Le blanc de l’œil devient rouge vif au niveau de l’injection, parfois sur une surface plus étendue. Cet aspect peut être impressionnant, mais le sang se résorbe spontanément en plusieurs jours.

  • La kératite toxique :

    Elle est liée à la toxicité des désinfectants ou antibiotiques – pourtant indispensables – instillés au niveau de la surface oculaire. Elle entraîne une gêne variable à type de sensation de corps étranger, brûlures modérées, larmoiement… Habituellement sans conséquence, la kératite est traitée par larmes artificielles ou pommade cicatrisante, et disparaît en quelques jours sous traitement.

Hémorragie sous-conjonctivale

Hémorragie sous-conjonctivale

Les autres complications sont très rares, et peuvent survenir malgré les précautions rigoureuses prises par le médecin. Exceptionnellement et comme pour toute chirurgie oculaire, elles peuvent prendre un caractère de gravité pouvant conduire à une perte de la vision, et dans les cas les plus rares à la perte de l’œil :

  • Infection :

    Elle se manifesterait par une baisse de la vision, des douleurs et une rougeur de l’œil.

Si vous perceviez ces symptômes dans les heures ou les jours qui suivent l’injection, contactez immédiatement votre ophtalmologiste ou le centre hospitalier le plus proche pour être pris en charge sans retard.

  • Elévation de la pression intra-oculaire, nécessitant un traitement médical ou chirurgical.
  • Lésion du cristallin à l’origine d’une cataracte.
  • Hémorragie intra-vitréenne.
  • Décollement de rétine.
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